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Fées et Déesses

Fées et DéesseUn ouvrage coup de coeur qui m’a touchée et émerveillée.

C’est plus ou moins la mode des beaux livres, et il en sort beaucoup surtout à l’approche des fêtes.

J’avoue que je les regarde de moins en moins, sauf lorsque les illustrateurs sont parmi mes préférés.

Erlé Ferronnière en fait partie depuis ses « A la recherche de Féérie tome I et II » qui fournissent de splendides illustrations aux histoires que je raconte à mes enfants ;-) .

Fées et Déesses allie avec majesté, le réalisme à la magie, les crayonnés soyeux et les couleurs chaudes, la froideur des Dieux et la chaleur sous la fermeté. C’est saisissant, j’en ai encore des frissons !

Vous pouvez le feuilleter en ligne sur le site:

http://www.danielmaghen.com/fr/fees-et-deesses_l25.htm

Et vous le procurer, si le coeur vous en dit:

http://www.morganelafey.com/boutique/produits/7437/Fees-et-Deesses.html

Un petit tour vers les nombreuses nouveautés bijoux et livres du site (lorsque j’ai un peu de temps, d’un coup, tout va plus vite !):

http://www.morganelafey.com/boutique/nouveautes.html


Imbolc

Cette année, d’après le calendrier de Coligny, Imbolc sera le 31 janvier après-midi.

Un petit extrait du site paganisme.fr, pour ce reconnecter avec la période ;-) :

« La fête irlandaise d’Imbolc (le 1er février – soit le mois d’Anagantios selon le calendrier de Coligny) a pour sens éthymologique « lustration », il s’agit donc d’une purification qui prend place à la fin de l’hiver, à l’équinoxe. Elle pourrait avoir pour fondement un culte lié à la fécondité.
En Irlande, la célébration de sainte Brigitte, à cette date, conduit à penser qu’Imbolc se déroulait sous le patronage de la déesse préchrétienne Brigit.
De fait, de nombreuses fêtes peuvent être en rapport avec Imbolc, mais le folklore des campagnes étant très lié au chritiannisme, il est très difficile de trouver des coutumes antiques et païennes.
Les fameuses croix de Brigit ou Brigid par exemple, pourraient bien être d’origine chrétiennes. La plupart des habitudes, et rituels liés à cette date sont familiaux et liés à la vie communautaire du village (faire du beurre, garder du lait etc.). Ceci donne à la fête de Sainte Brigitte l’aspect d’une fête agraire qui serait donc celle de la troisième fonction de la société celtique : la fonction productrice (agriculteurs etc.). Il est difficile de savoir si cette fête était à la fois agraire et sacerdotale.
Je ne vais donc pas m’étendre sur le passé et sur la fête actuelle qui m’obligerait à partir dans des spéculations que l’on retrouve aisément dans tous les ouvrages païens contemporains. Il va falloir sentir comment vous souhaitez fêter Imbolc… »

C’est aussi la période pour affirmer ses vœux et s’offrir un moment pour se sentir appartenir à la Tradition celtique.

Portez vos torques pendant trois jours, la veille, le jour même et le lendemain, comme le faisait apparemment nos Ancêtres ;-) .

Que la Déesse Belisama vous accompagne avec sa lumière chaleureuse !

Voici la photo d’une table des saisons pour la période.

Les enfants s’y retrouvent et ajoutent régulièrement qui des pierres, qui des trésors de la forêt que nous n’avions même pas remarqués ;-) .

Vous trouverez la carte d’ appel au cor de l’hiver, et les petites fées de l’hiver qui sont en premier plan sur la boutique Morgane Lafey.

http://www.morganelafey.com/boutique/produits/4376/Briar-Yule-cards-Bienvenue-Yule.html

http://www.morganelafey.com/boutique/produits/7017/Poupees-des-saisons-hiver.html

La plupart des petites réalisations sont en laine cardée: poupée Déesse Mère avec petit Soleil Roi du solstice (mais encore bébé au mois de janvier) en laine piquée à l’aiguille de feutrage.

Petit vitrail réalisé à l’école de ma fille en papiers de soie et carton, lutin en pâte fimo (réalisés par Aurore la fille de Marie des Bois), petits lutins en feutrines cousus par Annie la Jardinière de l’école (très petits dans les deux petits jardins sur assiette contenant de la mousse, des coquilles de noix/cabane, des réalisations d’enfant en pâte à modeler de cire trouvée sur le site Marché Equitable) etc.

Table saison janvier

Nouveautés sur la boutique en ligne !

Je proposais des pentacles d’autels magnifiques. Cela faisait quelques mois que je n’en avais plus. L’artisan a fait un superbe travail, les pentacles sont encore plus beaux qu’avant !!!

En nouveauté, un pentacle wiccan symbolique, et sinon la section Pentacles d’autels

Et comme la valeur de la livre sterling a baissé, les pentacles aussi (5 euro moins cher) !

Nouvelle section sur La voie de la Déesse et des Dieux anciens:

Textes des mythologies celtiques et nordiques

Pour l’instant seulement des textes gallois pour la mythologie celtique grâce au travail d’Yves Kodratoff, de Joseph Loth, et Christian Guyonvarc’h. J’espère pouvoir en mettre d’autres en ligne, plus tard.

Yves m’a aussi permis de mettre en ligne son travail passionnant sur les Ogams, dans le souci rigoureux de repartir à la Source… Merci à toi pour le partage généreux de tes heures de travail ;-) .

Il ne s’agit que de traductions de textes originaux.

Bonne lecture !

Coming out païen ?

En lisant les mémoires des personnes qui suivent la formation des 13 lunes, j’ai réalisé que les personnes qui se sentaient païennes vivaient souvent leur spiritualité dans l’ombre. Pour elles,, comme pour les homosexuels, il s’agit souvent de dire ou de ne pas dire, de faire ou de ne pas faire, de cacher à sa famille, ses proches en faisant comme si elles étaient chrétiennes ou athées, c’est selon.
Lorsqu’on sait à quel point la « sortie du placard » est décisive pour l’estime de soi et pour la manière dont les homosexuels vont vivre leur vie sociale, il est possible de faire le parallèle avec les personnes païennes.
Je n’avais pas réalisé à quel point les gens se cachaient, même de leur compagne/on parfois, de la famille pratiquement tout le temps et systématiquement de leurs collègues de travail. Certains ne souhaitent même pas porter un symbole un peu original de peur d’avoir à en expliquer la signification.
Pour moi, les choses étaient simples, je n’ai jamais rien caché à personne et j’essuie les plâtres avec plus ou moins de joie depuis 10 ans. A force j’ai fini par m’y faire et comme la plupart des gens réagissent de la même manière, ce sont les autres qui nous surprennent :-) . Heureusement, j’ai une famille exceptionnellement ouverte même si elle ne comprend pas vraiment.
Pourtant, je comprends que l’on souhaite garder son énergie pour autre chose, sincèrement, ne rien faire comme « tout le monde », c’est fatiguant à la longue…même si on se sent dans le juste parce qu’on estime avoir le droit de faire ce qu’on veut du moment qu’on est heureux et qu’on ne fait du mal à personne.
L’athée s’avère souvent aussi violent que le chrétien, voire plus. Il affiche souvent une supériorité intellectuelle qui prend sa racine dans un orgueil protecteur. Au moins, les chrétiens connaissent une certaine réalité spirituelle, ils nous croient dans l’erreur mais on peut discuter avec certains. Leur opinion peut évoluer et s’ouvrir. Parfois, même, on rencontre de ces mystiques chrétiens lumineux qui vous donnent des leçons de religion universelle à vous couper le souffle. Avec les personnes athées finalement, j’ai plutôt remarqué que le mieux était de parler d’autre chose :-) . De toute manière en nous fréquentant, ils se retrouveront devant des situations parfois étonnantes et les questions viendront d’elles-mêmes…
L’écolo est souvent agréable et accepte nos idées farfelues qu’il partage souvent même si ses motivations sont différentes, si on ne rencontre pas l’écolo farouchement athée qui ne supporte pas les amalgames avec la spiritualité.
Et ceux qui sont à fond dans la spiritualité, décollent souvent tellement de la Terre qu’on a du mal à les suivre, mais au moins ils nous comprennent, ça rafraîchit.

On nous regarde souvent avec un peu de pitié dans les yeux…la pauvre comme elle est crédule…comme elle doit être limitée dans sa vie à suivre des préceptes et des lois qui ne se basent sur rien de scientifique.
Un peu comme lorsque certains hommes regardent une jolie lesbienne et se disent qu’elle ne sait pas ce qu’elle perd :-) . Pourtant, elle le sait (!), et souvent elle ne s’en porte pas plus mal. Un peu comme nous finalement.
Avec les années, on finit par montrer les choses sous un angle mystérieux et par poser des questions qui dérangent qui bloquent la conversation le temps que l’autre reprenne ces esprits.
Mais je crois que nous aspirons à la simplicité, j’aimerais bien pouvoir répondre que je suis païenne, prêtresse, druide ou que sais-je et qu’on me réponde simplement: « ah bon, et ça te plaît ? »

Cependant, comme l’homosexualité a le vent en poupe, le paganisme commence aussi à être à la mode et là…ça risque d’être encore plus drôle…

Antichrist

Je souhaite parler de ce film de Lars Von Trier car il rassemble beaucoup des considérations que notre société moderne donne à la Nature et aux femmes, mine de rien…

Cependant, je ne le conseille pas, j’avoue même ne pas avoir pu aller jusqu’au bout, 1h 14 m’a paru déjà faire preuve de beaucoup de patience pour cette histoire plus que pesante. Déçue, certes, après Breaking the Waves et Dancer in The Dark, je ne m’attendais pas à ça.

Pourtant, il commençait bien…

Je dis « bien » même si le sujet de la perte d’un enfant en bas âge pour des parents, demeure une épreuve sans nom tant la douleur est ineffable. Regardant le prologue, j’ai trouvé l’esthétique, le rythme, les images etc. parfaits. Dès le début, on peut penser que l’histoire va porter sur la gestion de la souffrance, comment reconstruire son couple après un tel évènement, sur l’acceptation de l’inacceptable et la manière dont ces moments nous font évoluer et grandir. Et pourtant non.

L’auteur nous emmène dans un cauchemar prenant racine dans la Nature et dans la Femme. Avec une image d’homme paternaliste et exaspérante au possible. Le thérapeute/mari/père/amant insensible qui ne réagit à rien, si ce n’est aux assauts sexuels désespérés de sa femme en souffrance. Willem Dafoe est fidèle à lui-même, crédible et juste, Charlotte Gainsbourg toujours plus surprenante comme si elle voulait aller plus loin à chaque prise. De grandes performances d’acteurs, ils m’ont touchée, sans conteste.

Elle, préparait une thèse sur le gynocide des sorcières et contre toute attente, en vient à douter de sa conception du bien et du mal, devient le mal elle-même et incarne les images que l’Eglise a voulu marteler pendant les grandes heures de l’Inquisition. Ensuite, l’érotisme ne pouvait que côtoyer la pire violence…

La Nature est montrée sous son seul jour négatif, de la mort d’enfant humain on passe à un jeune faon mort né, un oisillon qui tombe nid et se fait dévorer vivant par les fourmis, un renard toutes entrailles dehors qui parle de chaos etc.

La femme est castratrice et pas seulement métaphoriquement (!) puis soumise, aimante puis diabolique comme si chacun de ses aspects positifs cachaient le mal incarné.

Lars Von Trier a peut-être voulu montrer que la Nature était « mauvaise » et ce, avec des images qui parlent d’elle-même, qui sont vraies. Car si les images sont conformes à la réalité, cela lui donne raison. On peut sortir de ce film en se disant: « Après tout, c’est vrai, la Nature est horrible, l’homme (et surtout la femme qui ne peut se défaire de la nature par ces cycles, comme le rappelle le personnage de Charlotte Gainsbourg) est vraiment capable du pire, le monde est un chaos. » Les images, la musique, l’ambiance tout est fait pour que le spectateur croit à cette version de la Nature diabolique, repère incontesté de Satan.

Néanmoins, pour tous ceux qui connaissent un peu la Nature, ce film sonne faux. Car dans la réalité, jamais la Nature ne montrera qu’un seul côté d’elle-même. Jamais. Tout ce qui existe dans la Nature possède un aspect positif et un aspect négatif. J’évite à dessein, les termes de bon et mauvais, bien et mal, afin de ne pas tomber dans le piège manichéen du christianisme et du réalisateur.

Le seul moment où le cinéaste s’est fait prendre à son propre piège, c’est lorsqu’il montre ces fourmis se nourrissant de l’oiseau. L’oiseau souffre mais les fourmis, elles, se régalent. En tout état de cause, nous ne saurions penser que la vie de l’oiseau vaut mieux que celle des fourmis, n’est-ce pas ? Vu le ton du film, on peut penser que ce détail a échappé à Lars Von Trier…

Pour terminer, je vous cite un passage d’un de mes auteurs préférés, Shakespeare, extrait de sa pièce Roméo et Juliette, et déclamé par Frère Laurence (chrétien donc):

« L’aube aux yeux gris couvre de son sourire la nuit grimaçante, et diapre de lignes lumineuses les nuées d’Orient ; l’ombre couperosée, chancelant comme un ivrogne, s’éloigne de la route du jour devant les roues du Titan radieux. Avant que le soleil, de son regard de flamme, ait ranimé le jour et séché la moite rosée de la nuit, il faut que je remplisse cette cage d’osier de plantes pernicieuses et de fleurs au suc précieux. La terre, qui est la mère des créatures, est aussi leur tombe ; leur sépulcre est sa matrice même. Les enfants de toute espèce, sortis de son flanc, nous les trouvons suçant sa mamelle inépuisable ; la plupart sont doués de nombreuses vertus ; pas un qui n’ait son mérite, et pourtant tous différent ! Oh ! combien efficace est la grâce qui réside dans les herbes, dans les plantes, dans les pierres et dans leurs qualités intimes ! Il n’est rien sur la terre de si humble qui ne rende à la terre un service spécial ; il n’est rien non plus de si bon qui, détourné de son légitime usage, ne devienne rebelle à son origine et ne tombe dans l’abus. La vertu même devient vice, étant mal appliquée, et le vice est parfois ennobli par l’action.

Le calice enfant de cette faible fleur recèle un poison et un cordial puissants : respirez-la, elle stimule et l’odorat et toutes les facultés ; goûtez-la, elle frappe de mort et le cœur et tous les sens. Deux reines ennemies sont sans cesse en lutte dans l’homme comme dans la plante, la grâce et la rude volonté ; et là où la pire prédomine, le ver de la mort a bien vite dévoré la créature. »

Et pour ceux qui parlent anglais, le texte original, qui bien que magnifiquement traduit plus haut, reste intraduisible:

 » The grey-eyed morn smiles on the frowning night,
Chequering the eastern clouds with streaks of light,
And fleckled darkness like a drunkard reels
From forth day’s path and Titan’s fiery wheels.
Now, ere the sun advance his burning eye,
The day to cheer and night’s dank dew to dry,
I must up-fill this osier cage of ours
With baleful weeds and precious-juiced flowers.
The earth that’s nature’s mother is her tomb;
What is her burying grave that is her womb,
And from her womb children of divers kind
We sucking on her natural bosom find:
Many for many virtues excellent,
None but for some and yet all different.
O, mickle is the powerful grace that lies
In herbs, plants, stones, and their true qualities:
For nought so vile that on the earth doth live
But to the earth some special good doth give,
Nor aught so good but, strain’d from that fair use,
Revolts from true birth, stumbling on abuse.
Virtue itself turns vice, being misapplied;
And vice sometimes by action dignified.

Within the infant rind of this weak flower
Poison hath residence and medicine power:
For this, being smelt, with that part cheers each part;
Being tasted, stays all senses with the heart.
Two such opposed kings encamp them still
In man as well as herbs, grace and rude will;
And where the worser is predominant,
Full soon the canker death eats up that plant.  »

Et pourtant Shakespeare écrit des tragédies…n’est-ce pas paradoxal de trouver du réconfort dans ses mots ?

Le solstice d’hiver

«Quand le début de l’année se tenait au 25 décembre, la nuit des Mères des
Anglo-Saxons, les prédécesseurs des anglais d’aujourd’hui, durant laquelle ,
d’après l’ancienne interprétation, le soleil devrait reprendre sa course

La nuit des Mères, ou nuit de la Mi-hiver, et la nuit du Tournant du Soleil
ou nuit de la Mi-été …
Les anciennes principales fêtes prenaient surtout place aux deux solstices
et aux deux équinoxes. La plus significative de toutes était celle de Jul
ou Jöl, la fête du solstice d’hiver. C’était pour ainsi dire la fête de la
naissance du soleil, dont le symbole est la roue, (Vieux Norois : hiol,
jol) et commençait la nuit du 25 décembre, la sainte Nuit des Mères ou «
Weih » (consacrée, sainte), ceci pour 12 jours jusqu’au saint Jour de
Lumière, ou Jour Principal. On se souvient encore du nom « Les Douze » ou
les Douze Nuits, qui désignait les jours du 25 décembre au 6 janvier, une
période sacrée. Pendant ce temps, toute querelle et toute arme étaient
laissées de côté, aucun travail ne devait être entrepris et les Dieux
tenaient leur cortège festif.

Pendant 12 jours, une ambiance de fête régnait dans les maisons et les
rues, et chaque invité était le bienvenu. Dans le foyer brûlait le bûche
de Noël que chacun pouvait aller chercher dans les bois sans être puni
comme un voleur de bois, et dans la salle décorée en vert résonnaient
pendant les fêtes des chants glorifiant le soleil enfant. On s’amusait à
toute sorte de jeux et de devinettes, et on prenait du porc comme met de
fête, le verrat étant consacré à Fro. Les gens croyaient que les Dieux
quittaient leur demeure dans la nuit pour descendre sur terre, et alors
l’influence divine se manifestait dans toute la nature.

Toutes les créatures fêtaient avec gratitude le train des Dieux, toute eau
était sacrée ou bien changée en vin, et tout recevait la consécration
divine. On puisait aux saintes sources au milieu de la nuit l’eau nommée «
Wy » afin de la conserver pour un usage consacré, et pour en asperger les
habitations, on sortait au dehors le fourrage afin de le bénir. On
ramassait des plantes rendues sacrées par le passage des Dieux, pour les
donner au bétail. On secouait les arbres pour les sortir de leur sommeil
et, ainsi éveillés, pour ainsi dire afin d’accueillir la Divinité, afin
qu’ils ne restent pas secs et stériles au moment de la fructification. («
au moment de la distribution de la providence des fruits »). On cherchait
ainsi à s’allier les Dieux par des dons et apaiser leur colère par des
feux brûlant en leur honneur, et en tenant de grands repas sacrificiels. »
Otto Freiher von Reinsberg-Düringsfeld, “Aberglaube-Sitten-Feste
Germaischer Völker, das festliche Jahr”, Reprint-Verlag-Leipzig (reprint
of the original 1898).
Traduit de l’ allemand par Yves Kodratoff.
Cet auteur nous dit aussi :
« (Les Mères) arrivent chez nous la veille de Yule et se réunissent en une joyeuse fête, un sumbel, Pertho ou Peorth (nom d’une des runes germaniques), avec les femmes sages du lieu qu’elles visitent. Le lendemain, elles sont rejointes par leurs conjoints et commencent les douze jour de Yule, les douze jours d’ivresse mystique et de tempête physique pendant lesquels vie et mort se confondent. »

C’est finalement peu surprenant que de nombreuses religions fassent naître leurs Dieux autour du solstice, souvent un peu après lors que le soleil reprend vraiment sa vigueur. Toutes ses spiritualités ne seraient-elles que des réminiscences d’anciens cultes solaires ? (le christianisme inclus).

La question reste ouverte…

Et un petit conte pour les enfants qui pourront ainsi découvrir le « mystère » du solstice:

http://www.paganisme.fr/paganisme/fetes-celtiques/conte-du-solstice-pour-les-enfants

Vous pouvez assortir le conte le soir du solstice ou le 24 décembre, d’une petite mise en scène avec de la mousse, des branches, une petite poupée faite main de préférence, représentant la Déesse et un Soleil qu’elle tient dans ses bras. Laissez parler votre créativité !

Je vous souhaite à tous une joyeuse renaissance du soleil ;-)

Crise financière

Beaucoup de lecteurs férus d’ésotérisme le connaissent pour ces livres, mais Pierre Jovanovich c’est bien plus que de la spiritualité. Comme il est bien rare que les personnes versées dans la spiritualité aient les pieds sur terre, voici un blog qui en étonnera plus d’un ;-) .

http://www.jovanovic.com/blog.htm

On pourrait croire que seuls quelques lecteurs paranoïaques effrayés par les thèses du complot, lisent ce genre de site, cependant cette revue de presse intéresse des personnes de tout bord, y compris des grands de la finance.

Nous avons aussi l’habitude de lire des affirmations toutes faites et des prédictions qui relèvent parfois du Grand n’importe quoi, ici les sources sont citées et ce sont souvent des sites tout ce qu’il y a de plus…normal.

De quoi, nous faire réfléchir et…cultiver notre jardin…

Envoyez l’adresse à votre banquier !

La troisième guerre de l’ortie a commencé

- Actu-Environnement.com – 13/11/2009

Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire ni toutes les recettes à partager. Une décoction connue des paysans et jardiniers depuis la nuit des temps, semble devenir l’enjeu d’un conflit entre firmes phytosanitaires et défenseurs de l’ortie libre.

Dangereux brûlot, le livre Purin d’ortie et Cie explique en effet aux masses le bon usage de cette potion séculaire : au printemps, dès que les orties poussent et avant qu’elles ne fleurissent, récoltez 1 kg de feuilles fraîches et mettez à macérer dans 10 litres d’eau de pluie pendant 8 jours. Filtrez avec un tissu, mettez en bouteille et stockez au frais. Ce purin, très concentré, ne doit jamais être utilisé pur. Pulvérisé à 5% en solution sur toutes vos plantes, tous les dix à 15 jours selon leur croissance, il fortifie, vivifie et protège des pucerons et des maladies. En solution à 20% arrosée tous les 10 à 15 jours, c’est un excellent engrais et régénérateur du sol. D’autres plantes, aux propriétés stimulantes, comme l’achillée, la bardane, la consoude ou le pissenlit, et fongicides, telles que l’ail, la prêle et le raifort, ou la sauge, qui permet de lutter contre le mildiou de la pomme de terre, sont proposées dans l’ouvrage comme ingrédients de base de la trousse de secours du jardinier avisé. On y découvre également Raymonde Gal, agricultrice en Aveyron, promue ambassadrice de l’ortie pour avoir été pionnière en matière de renouveau et de reconnaissance des vertus de la vivace urticacée.

En août 2006, l’ouvrage Purin d’ortie et Cie a valu à l’un de ses co-auteurs, Eric Petiot, une perquisition des services de la DGCCRF (direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes). Eric Petiot, paysagiste et professeur d’agronomie, s’est vu saisir ses cours et le mémoire d’un brevet. Les inspecteurs étaient munis de la loi d’orientation agricole 2006-11 du 5 janvier 2006 interdisant toute publicité commerciale et toute recommandation pour les produits phytopharmaceutiques contenant une ou plusieurs substances actives destinées au traitement des végétaux, dès lors que ces produits ne bénéficient pas d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) ou d’une autorisation de distribution pour expérimentation. En clair, le purin d’ortie, n’étant pas homologué par la commission ad hoc, ne peut être fabriqué et vendu et il est interdit d’en diffuser le savoir faire. Problème : cette loi revient à interdire les méthodes culturales biologiques non homologuées.

Une guerre en trois épisodes

C’est ainsi qu’a commencé la première guerre de l’ortie : premières interdictions en 2002, puis loi d’orientation agricole (LOA) de 2006, qui stipule que la diffusion des connaissances est interdite et que toute préparation agricole doit être homologuée. Coût de la validation d’une molécule : entre 200 et 300.000 euros. Mais des voix s’élèvent pour dénoncer le texte de loi, qui, pour la plupart des associations impliquées, semble confondre intérêts commerciaux et enjeux de santé publique et environnementaux.  »Les pesticides, perturbateurs endocriniens et cancérigènes, sont utilisés sans autorisation alors que l’ortie est interdite !  », s’indigne Jean Sabench, de la Confédération paysanne. Outre qu’il risque de donner indirectement la prime aux brevets des multinationales de la chimie, le texte de la loi d’orientation agricole de 2006 affiche une nette volonté répressive : 75.000 € d’amende pour celui qui vend ou donne un produit non homologué, en détient des bidons ou diffuse la recette. Le collectif Ortie & Compagnie, rassemblement d’acteurs variés, prend alors en charge la défense du dossier.

Ce tollé déclenche un deuxième épisode de la guerre de l’ortie, victorieux pour l’urticacée cette fois. Les députés s’émeuvent de l’agacement populaire et votent, dans le cadre de la loi sur l’eau, en décembre 2006, un amendement dit du  »purin d’ortie », accepté par le rapporteur du projet de loi, le député (UMP) André Flageolet. Cet amendement soustrait du cadre de la LOA ces fameux purins qui prennent désormais l’appellation plus aseptisée de  »Préparations naturelles peu préoccupantes » (PNPP) et renvoie à la rédaction d’un décret permettant une procédure d’homologation allégée.  »On y a travaillé pendant deux ans pour le voir aboutir de façon inacceptable car il fait référence aux réglementations de l’Union européenne qui rendent les procédures très complexes », explique Bernard Bertrand, porte-parole du collectif des Amis de l’ortie. C’est dans ce contexte qu’est créée l’ASPRO-PNPP, association pour la promotion des produits naturels peu préoccupants fédérant associations, chercheurs et entreprises et la collectivité locale de Périgueux.

Le troisième guerre de l’ortie se joue actuellement entre l’annexe I de la directive européenne 91/414 CE et le Grenelle II, qui sera examiné en 2010 par les députés. Le décret du 23 juin 2008, issu de la loi sur l’eau de 2006, exige l’inscription des matières actives utilisées dans les purins sur une liste européenne, selon une procédure longue, coûteuse et complexe. Avec des financements du Ministère de l’agriculture, l’ITAB (Institut Technique de l’Agriculture Biologique) a tenté de relever le défi pour cinq dossiers pour autant de substances (parmi les quelque 150 candidates répertoriées aujourd’hui). Après 15 mois de travail, aucun dossier n’a franchi avec succès le seuil de la validation de l’AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments). L’ASPRO-PNPP s’insurge :  »cette situation est en totale contradiction avec l’amendement de 2006 qui exemptait les préparations naturelles peu préoccupantes, et encore plus encore avec la loi Grenelle I dont un amendement facilite les procédures d’autorisation de mise sur le marché de ces préparations ». Or, soulignent les associations et la Confédération paysanne, l’objectif du Grenelle de réduire de 50% la quantité de pesticides à l’horizon 2018 prendra tout son sens si les agriculteurs, les jardiniers et les collectivités ont accès à ces alternatives que représentent les PNPP.

Les purins d’orties et autres plantes bienfaisantes, alias  »Préparations naturelles peu préoccupantes » seront-elles enfin intégrées à la loi Grenelle II, qui pourrait une fois pour toutes en favoriser le développement en tant qu’alternatives, en accès libre et gratuit, aux pesticides ? L’enjeu, peu préoccupant pour l’environnement, semble bel et bien préoccuper certains lobbies dans les coulisses du Parlement. La guerre est ouverte.  »Nous sommes dans la dernière ligne droite. Ensuite, il ne restera plus que la désobéissance civile », avertit Vincent Mazière, de l’ASPRO-PNPP. La suite au prochain épisode.

Agnès SINAI

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